La 24e Rencontre Européenne de la Technologie organisée par l’ARD et l’AFAS, était consacrée au Synchrotron Soleil. L’objectif était de présenter les caractéristiques de cet équipement scientifique exceptionnel mais aussi d’expliquer les modes de coopération possibles avec les industriels.
Michel Van Der Rest, Directeur Général de Synchrotron SOLEIL et Christophe Pichon, Ingénieur de recherche de l'IFP-Lyon ont accepté d'être les intervenants de cette rencontre.
Michel Van Der Rest a présenté le Synchrotron Soleil, accélérateur d'électrons destiné à produire des faisceaux de lumière intenses pour la recherche fondamentale et appliquée, qui a remplacé les installations du LURE (Laboratoire pour l'utilisation du rayonnement électromagnétique). Créée en 2001, la société Soleil compte aujourd'hui 357 personnes et souhaite accueillir plus de 2 000 chercheurs par an, en provenance de laboratoires publics et privés et pour la période 2002-2009, elle dispose d'un budget de 403 millions d'euros, dont plus de 50% est destiné aux dépenses d'investissement. Ce budget est financé par la Région Ile-de-France (53%), le CNRS et le CEA (31%), le département de l'Essonne (12%), le ministère de la Recherche (2%) et la Région centre (2%).
Le Synchrotron SOLEIL produit et utilise le rayonnement créé dans le but de mieux connaître la structure et les propriétés de la matière et ceci concerne aussi bien la recherche fondamentale (physique, chimie, biologie, sciences de la terre, etc.) que la recherche appliquée sur une vaste palette d'application.
Le Synchrotron SOLEIL s'est doté d'une équipe dédiée à l'accueil des coopérations industrielles afin de les développer et d'en faciliter la mise en œuvre.
Christophe Pichon a ensuite présenté une collaboration particulièrement réussie dans le domaine de l'énergie et de l'environnement entre l'IFP et les équipes de LURE puis de SOLEIL. Cette collaboration porte sur la caractérisation structurale de catalyseurs et de matériaux adsorbants (par diffraction ou absorption des rayons X) développés pour différents procédés du raffinage ou de la pétrochimie (tels que le reformage catalytique ou les hydrotraitements). D'autres collaborations devraient ainsi voir le jour qui permettront à l'IFP d'exploiter les atouts d'un tel équipement scientifique.